lundi 14 avril 2008

Les meilleures conseils SEO en musique RAP

Un ami m'a envoyé cette vidéo sur youtube que j'ai vraiment trouvé géniale :

mardi 15 mai 2007

Difficile de convertir les internautes en consommateurs

Au cours des deux dernières années, les détaillants du Web ont augmenté leur budget de marketing sans voir d’effet correspondant du côté de ventes en lignes remarquablement peu élevées. Deux études récentes explorent le problème et en viennent à des conclusions similaires: les commerçants électroniques ignorent en grande partie les préférences de leurs consommateurs. Une de ces études met également en cause une sur dépendance aux mesures de l’achalandage Web.

Les consommateurs sont plus nombreux que jamais à se procurer de la marchandise en ligne, mais le taux du nombre d’internautes effectuant des achats à un site donné sur le nombre qui ne fait que visiter demeure infime – et semble même diminuer. Les consommateurs ont dépensé 109G$ en achats en ligne l’année dernière, mais ce n'est qu’une moyenne de 2% des visiteurs à des sites de commerce en ligne qui sont convertis en acheteurs, un taux de conversion qui a peu changé aux cours des dernières années, d’après le 6e sondage annuel des commerçants du groupe E-Tailing. (Le taux de conversion avait été mesuré à 3% en 2001, selon les données de Forrester Research.)

D’autre part, les détaillants en ligne ont réservé 29% de leur budget à des fins de marketing, en 2006, alors que cette proportion avait été de 27% l’année précédente, selon le sondage, qui précise que les trois quarts de ces sommes ont été réservés au marketing en ligne et le quart restant au marketing hors ligne. Le marketing par courriel s’est avéré la méthode la plus populaire pour «réabonner, rassurer et fidéliser les consommateurs», indique le sondage. Rabais saisonniers, coupons et recommandations de vente réciproque sont également au nombre des pratiques courantes.

Ces méthodes ne produisent pas du tout les effets escomptés, tel que démontré par les taux de conversion résolument bas. Selon Jeffrey Grau, analyste Web principal à la firme eMarketer et auteur de U.S. Retail E-Commerce Update, cette «déconnexion» entre les dépenses et les résultats peut être attribuée au fait que les détaillants en ligne font trop peu de marketing traditionnel et se fient trop aux mesures Web. Pour améliorer leurs taux de conversion, les détaillants Internet devraient allouer plus d’efforts à la recherche de marché quantitative traditionnelle», dit-il.

Les détaillants en ligne observent les mesures d’auditoires Web comme les préceptes d’une religion», poursuit-il. «Ils ne cherchent pas ce qui se trouve derrière ces chiffres.»

«L’étude de marché explique aux détaillants le comportement des consommateurs, ce qui diffère d’une mesure exclusive de ce sur quoi cliquent les consommateurs», a expliqué M. Grau. «Les détaillants en ligne peuvent se servir de groupes type, du courriel et d'entretiens avec des agents de service à la clientèle pour déterminer ce qui intéresse les gens. Cependant, les analyses Web ne suivent que le comportement du consommateur sans que ces données n’expliquent le pourquoi des actions des consommateurs», dit-il.

Le sondage du groupe E-Tailing fait écho à cette observation, indiquant que les sites de commerce en ligne les plus performants – ceux dont le taux de conversion dépasse 10% - ressortent du lot parce qu’ils «connaissent leurs consommateurs et leurs concurrents à un point tel qu’ils sont en mesure d’offrir un service tout en un aux internautes», incluant la commodité et des caractéristiques personnalisées en fonction de leur public cible. Parmi les chefs de file en termes de taux de conversion: ProFlowers.com (24%), L.L. Bean (18%) et QVC (17%), d’après l’étude.

Le rapport d’eMarketer décrit par ailleurs un exemple de détaillants en ligne qui ne sont pas au diapason des préférences de leurs consommateurs. Citant à l’appui les données des recherches de la firme, l'étude indique que les consommateurs préfèrent l’expédition gratuite sans restrictions à toutes les autres promotions de marketing. Les gens ont répondu qu’ils avaient une meilleure perception du détaillant, et seraient plus enclins à y acheter des produits et à recommander le site si celui-ci propose l’expédition gratuite et sans restrictions de sa marchandise. Les consommateurs ont également indiqué qu’ils considérent l’expédition gratuite mais avec restrictions au même titre qu’aucune gratuité dans l’expédition. Pourtant, en 2006, moins de détaillants en ligne ont offert cette option à leurs consommateurs qu’en 2005, préférant ajouter des conditions à leurs offres initiales d’expédition gratuite et sans restrictions de la marchandise, selon le rapport.

Des recherches subséquentes de M. Grau indiquent que les consommateurs pourraient par exemple souhaiter disposer d’une plus grande variété d’options de paiement et dans d’autres cas, de pouvoir prendre possession de l’article en personne dans un magasin. «Ces services personnalisés peuvent servir d’outils promotionnels pour favoriser la loyauté et la rétention des consommateurs», dit-il.

mercredi 9 mai 2007

Google Analytics - Une nouvelle version disponible depuis Hier

Google a annoncé hier le lancement de la nouvelle version de Google Analytics, l'outil gratuit d'analyse pour les sites web.

Une interface qui n'a rien avoir avec l'ancienne version.

Dans la nouvelle version, la présentation de vos rapports a été revue pour
apporter plus de clarté, une visibilité accrue des principaux indicateurs et
une plus grande facilité d'utilisation. La liste ci-dessous présente
quelques-uns des changements que vous pourrez observer.

• Envoi par e-mail et exportation des rapports : envoyez automatiquement vos
rapports personnalisés par e-mail et exportez-les au format PDF.

• Tableau de bord personnalisé : retrouvez les informations que vous recherchez
en un clin d'œil. Placez toutes les informations dont vous avez besoin dans un
tableau de bord personnalisé que vous pouvez envoyer par e-mail à d'autres
personnes.

• Graphique chronologique des tendances : comparez différentes périodes et
sélectionnez des dates précises, sans jamais perdre de vue les tendances à long
terme.

• Conseils et aide contextuels : chaque rapport vous propose une aide
contextuelle et vous donne accès à des conseils dans la section "Atelier -
Conversions".

Cette nouvelle interface est assortie de quelques nouveautés et propose toutes
les fonctionnalités dont l'ancienne interface disposait. En outre, des liens
placés dans vos rapports vous permettent de découvrir des informations connexes
et d'explorer vos données.

Tous les utilisateurs vont au cours des prochains jours et semaines
voir leur interface basculer vers la nouvelle. L'ancienne restera
néanmoins accessible pendant environ 1 mois.


Google Analytics nouvelle version

vendredi 4 mai 2007

Rumeur ou vérité : Microsoft cherche à racheter Yahoo!

D'après le New York Post, le géant mondial du logiciel aurait déjà fait une offre - rejetée par Yahoo! - afin de reprendre le pas sur Google qui lui a volé la vedette sur Internet. Yahoo! pourrait valoir quelque 50 milliards de dollars. Coté à Francfort, le titre Yahoo! gagne 10% à la suite de cette information.

Microsoft aurait intensifié récemment ses efforts pour racheter Yahoo!. Selon le site Web du New York Post, un journal contrôlé par Murdoch, le géant mondial du logiciel aurait demandé au portail Internet de réouvrir des discussions officielles. Depuis plusieurs années, les deux entreprises discutent en effet de manière informelle.

Mais Microsoft serait dans l'urgence, face aux succès répétés de son jeune rival Google. Le célèbre moteur de recherche, qui a connu un parcours boursier exemplaire depuis son introduction en 2004, a réussi à racheter la régie publicitaire online DoubleClick au nez et à la barbe de Microsoft. Il a aussi renouvelé en 2005 un partenariat publicitaire avec AOL que la firme de Redmond convoitait. Microsoft a certes réussi à investir le monde d'Internet avec de nombreux outils dont son portail MSN et son moteur de recherche, mais il n'y possède pas l'image de marque qu'il détient dans le monde des logiciels de bureautique.

Microsoft aurait également formulé une offre pour racheter Yahoo! il y a quelques mois, selon le NY Post, qui explique que Yahoo! l'a repoussée. Yahoo! pourrait être valorisé quelque 50 milliards de dollars.

A la Bourse de Francfort où le titre Yahoo! est coté, l'action s'envole de 10% en attendant l'ouverture du marché new-yorkais.

mercredi 2 mai 2007

iGoogle : Pages personnalisées de Google

Les utilisateurs de la page personnalisée de Google auront certainement remarqué quelques légers changements sur leur page d’accueil cette semaine. Moins austère et "plus moderne", bien que ces deux critères soient à l’appréciation de chacun, cette page présente surtout la particularité d’avoir changé de nom. Les utilisateurs de la page perso de Google font donc dès cette semaine connaissance avec iGoogle.

Quelques changements graphiques

Du côté des changements touchant cette nouvelle version, on serait tenté au premier abord de dire "aucun, sinon le nom". Google ne s’est pourtant pas contenté d’un simple changement de nom, même si c’est bien la principale nouveauté aujourd’hui. Ainsi, Google apporte quelques améliorations graphiques à iGoogle, qui en avait finalement bien besoin. Le degré de personnalisation de la page s’étend alors encore un peu plus, et il est désormais possible de donner une apparence presque unique à sa page, qui s’éloigne un peu du traditionnel blanc immaculé fidèle à la marque. Plusieurs thèmes sont donc disponibles, et même si ce n’est pas encore très varié, on ne s’en plaindra pas pour autant. Détail amusant : le thème peut être plus ou moins clair ou sombre suivant l’heure de la journée.

Pourquoi un tel nom ?

Avec ce changement de nom, Google baptise enfin son service de personnalisation de page, qui jusque-là ne pouvait pas vraiment être appelé autrement que "Google". Aujourd’hui, il faudra donc parler de iGoogle, un nom qui correspond mieux à la concurrence que veut livrer la marque à des services comme Netvibes. Bien sûr, le nom du moteur de recherche simple, que tout le monde connaît, conserve le nom de la maison-mère, à savoir "Google".

samedi 28 avril 2007

Faut-il avoir peur de Google ?

La chaîne franco-allemande nous a habitué à proposer des excellents programmes très intéressants cette fois-ci c’est une documentaire sur Google et sur tous les questions et les craintes qu’il provoque.

THEMA: Vendredi 20 avril à 22.10

Faut-il avoir peur de Google ?

Un documentaire de Stéphane Osmont et Sylvain Bergère

Google en sait plus sur vous que vous en savez sur Google

(France, 2007, 87mn), ARTE F
Réalisateur: Stéphane Osmont, Sylvain Bergère
Multidiffusion le 23 avril à 1.25

Une enquête aussi sérieuse que ludique sur le phénomène Google : entreprise à la réussite fulgurante, qui malgré ses principes démocratiques du partage du savoir, inquiète par sa situation de monopole.

C'est aujourd'hui le moteur de recherche le plus utilisé au monde, la réussite la plus fulgurante de l'histoire de l'économie : en réalisant les données diffusées sur Internet auxquelles elle donne accès gratuitement, Google a conquis le monde de l'information en moins de huit ans. Une histoire qui a déjà tout d'une légende : ses fondateurs, Sergey Brin et Larry Page, petits génies de l'informatique d'à peine 24 ans, abandonnent leurs études à l'université de Stanford pour créer en 1998 leur propre entreprise dans un hangar. A priori, rien d'extraordinaire à l'époque où la bulle Internet explose. Mais, alors que les autres start-up misent sur les portails et les services Web, les deux compères, dans l'esprit d'innovation et de rébellion propre à leur ville, San Francisco, s'attèlent à développer un moteur de recherche puissant basé sur les algorithmes et développent des liens sponsorisés pour ne pas polluer leur page d'accueil d'un blanc immaculé… Leur philosophie se veut éthique et anticonformiste, leur management basé sur la créativité de leurs employés et le refus des lois de Wall Street. Un modèle de société néanmoins très capitaliste et dont la culture du secret inquiète. Car, outre les annonceurs préoccupés par es fraudes au clic, nombreux craignent ses dérives à l'encontre de la propriété intellectuelle et des libertés privées, notamment depuis son entrée en Chine… Peut-on alors décemment croire, comme le clame son slogan, que Google ne fait pas le mal ?.

Google brother ?

Fouillée, aussi sérieuse dans son propos que ludique visuellement, cette enquête sur le monstre Google retrace le fulgurant parcours d'une entreprise dont le monopole aujourd'hui inquiète. Dans un environnement animé en 3D aux allures de vortex technologique, David Wise, auteur de Google story, des professeurs, journalistes et anciens employés, encastrés dans des écrans, décryptent le phénomène. Avec, pour respirations réjouissantes, outre des publicités institutionnelles de la marque, des vidéos circulant sur Internet. Des saynètes souvent cocasses tel ce paysan macédonien menaçant monsieur Google de partir chez Yahoo s'il ne lui trouve pas une femme ou ces clips loufoques de chansons moquant joyeusement les jeunes accros de la marque.


Intervenants

Sergei Brin, Larry Page
Vise, auteur « Google Story »
John Markoff, journaliste NY Times
Cheriton, Prof en informatique à Stanford
Franck Poisson, ex DG de Google
Brad Templeton, Président Electric Frontier Fondation
Paul Rabinow, prof d’anthropologie
Daniel Rommel, Avocat
Mark Jen, Product Line Manager, Bloggeur licencié
Jessie Stricchiola, Fondatrice de Alchemist Media
Larry Harvey, Créateur “the burning Man”
Bruno Patino, Lemonde.fr, Telerama
Jean Noel Jeannenay, Président BNF
Francis Pisani, Journaliste Le monde, Blog Transnet
Pierre Louette, PDG AFP
Xiao Qiang, Rédacteur en chef de Chinas Digital Times

Téléchargement légal : un marché en pleine maturation

Les plates-formes légales de téléchargement de musique vont-elles constituer de vrais relais de croissance pour l'industrie du disque ? Alors que les ventes physiques continuent de chuter au premier trimestre 2007, avec un recul de 25,6 % selon les derniers chiffres du Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) le marché de la musique dématérialisée continue de progresser de 5,8 %. Un bon résultat qui reste encore trop faible pour espérer équilibrer la chute globale du marché.

Dans le rôle du sauveur, les plates-formes françaises s'en tirent cependant plutôt bien au regard des chiffres de croissance qu'elles communiquent. Le marché est en pleine maturation : les offres commencent à se structurer, les catalogues sont conséquents, la barrière des DRM tend à s'effriter et les prix sont appelés à baisser. Le point sur le positionnement et les résultats des principaux acteurs français.


Richesse du catalogue : la fin de la surenchère

Longtemps fer de lance de la communication des plates-formes de téléchargement légal, la profondeur des catalogues n'est désormais plus un facteur clé pour espérer faire la différence. "On n'est définitivement plus dans la course au catalogue", déclare Julien Ulrich, le directeur général de Virgin Mega.

Plus de course donc, mais tout de même un classement très en faveur d'iTunes, véritable locomotive du marché. Selon Peter Oppenheimer, le directeur financier d'Apple, iTunes propose désormais plus de 5 millions de titres aux Etats-Unis, soit l'équivalent de près de 30 années d'écoute non stop de musique. Largement de quoi en effet satisfaire les clients les plus gourmands.

itunes

Les concurrents français doivent donc s'accrocher pour suivre le rythme : Virgin Mega propose 2,3 millions de titres, Fnac Music suit avec 1,5 million de morceaux et MusicMe affiche un catalogue de 815.000 références. Un retard que Ludovic Leu, le co-fondateur de MusicMe justifie par le fait qu'il "n'a pas encore commencé à travailler avec les agrégateurs", ces intermédiaires qui rassemble de vastes catalogues de labels indépendants. A titre de comparaison, Virgin indique avoir signé plus de 50 contrats avec des agrégateurs.

MusicMe a d'ailleurs choisi de se concentrer uniquement sur la musique, alors que dans le même temps ses concurrents s'attaquaient au nouveau marché émergent de la vidéo à la demande. iTunes a été le premier à dégainer grâce aux bonnes relations de Steve Jobs, son fondateur, qui siège également au conseil d'administration de Disney. Aujourd'hui l'offre vidéo reste balbutiante, mais gagne en richesse.

La section vidéo d'iTunes qui ne sera ouverte en Europe qu'à la fin de l'année, offre à l'heure actuelle 350 épisodes de séries TV et 500 films. Bien avancé dans ce domaine, Virgin propose 5.000 clips vidéo et 1.200 films en VoD. Depuis novembre, la Fnac propose en partenariat avec Glowria 1.300 vidéos à la demande, en achat ou en location accessibles via un onglet dédié.

L'interopérabilité au cœur des stratégies

La richesse du catalogue n'est plus un argument aussi déterminant qu'auparavant, car les clients sont désormais plus sensibles à la question des DRM. "Nous ne menons pas un combat contre les DRM, mais pour l'interopérabilité", martèle Julien Ulrich. Il rejoint sur ce point Steve Jobs qui avait manifesté son hostilité à l'égard de ce qui à ses yeux constitue un frein au développement du marché.

En 2003, Virgin Mega avait intenté une action auprès conseil de la concurrence pour dénoncer le manque d'interopérabilité des fichiers AAC protégés d'Apple qui créait une situation de concurrence déloyale. Peine perdue, à l'époque le marché était balbutiant, pas de quoi susciter un débat soutenu. En 2006, Virgin propose 3 titres sans DRM pour prendre la température du marché. "Nous avons dû remuer ciel et terre pour les trouver, ironise le directeur général de Virgin Mega. C'était plus une question d'image que pour réaliser un test". L'image et le test ont dû être concluants, puisque mi-janvier 2007, 200.000 titres sans DRM ont été proposés à la vente. "On a même voulu ouvrir un site dédié à l'offre sans DRM", explique Julien Ulrich pour bien signifier l'importance stratégique de cet élément de choix.

fnac

Fnacmusic fait lui aussi les yeux doux au mp3 traditionnel sans mesure de protection. En janvier dernier, le service lançait un catalogue de 170.000 titres sans DRM issus de catalogues indépendants. 300.000 titres sans protection sont maintenant proposés. Des grands noms se prêtent au jeu : Miossec, The Pixies ou encore Franz Ferdinand sont de la partie. Résultats : Fnacmusic constate bel et bien une augmentation des téléchargements sur les titres sans DRM. Le poids des labels indépendants présent dans ce catalogue est ainsi passé de 5 à 10 %.

Mais c'est iTunes qui a encore une fois tiré les marrons du feu en arrivant à convaincre la major EMI de proposer l'ensemble de son catalogue sans DRM. VirginMega et Fnacmusic seront eux aussi de la partie, mais un peu plus tard : courant mai pour Virgin, avec "le même type d'offre que celle proposée par Apple", selon Julien Ulrich. La Fnac ne précise pas de date bien qu'elle se félicite de cette avancée.

Chez MusicMe, il n'est pas question d'abandonner les DRM. Très loin d'être une position dogmatique, cette volonté est liée au modèle économique de la plate-forme qui ne propose que des offres de téléchargement illimité pour un montant forfaitaire. Dès que l'abonnement est interrompu, les morceaux téléchargés disparaissent du disque dur. Une spécificité technique rendue possible uniquement grâce aux DRM. Ludovic Leu se veut tout de même rassurant : "25 baladeurs sont compatibles avec notre offre".

Un marché toujours en croissance

Côté chiffres, iTunes continue de caracoler en tête des classements des meilleurs vendeurs de musique numérique. Apple indique avoir franchi le cap des 2,5 milliards de morceaux vendus depuis 2003 dans le monde, et avoir enregistré un chiffre d'affaires en hausse de 35 % sur un an. Dans le même temps, la marque à la Pomme indique qu'elle a distribué 50 millions de séries TV et 1,3 million de films. Aucun chiffre n'est cependant dévoilé pour le marché français.



Avec ses 2 millions de visiteurs uniques mensuels, VirginMega annonce de son côté avoir vendu 7 millions de titres en 2006, contre 5 millions en 2005, soit une augmentation de 40 %. L'essentiel de la croissance a été réalisée au cours du premier semestre. 100.000 vidéos ont également été vendues sur les 6 derniers mois. "Avec 22 % de parts de marché, nous nous plaçons en deuxième position du marché derrière iTunes", affirme Julien Ulrich, le directeur général de la plate-forme.

Fnacmusic pèse pour sa part 20 % du marché en valeur, et 23 % en nombre de titres hors albums (source Ifop). La plate-forme a vendu 5,5 millions de titres en 2006, ce qui représente une hausse de 80 % sur un an. Fort d'une fréquentation multipliée par 2 en 6 mois, Fnacmusic a également ouvert des espaces publicitaires à l'attention des annonceurs depuis le début de l'année 2007.

Plus confidentiel, MusicMe, qui propose une formule d'abonnement illimité, compte 3.000 abonnés en France, mais vise 20.000 nouveaux comptes d'ici fin 2007. Le site enregistre en effet 80 nouveaux abonnés chaque jour pour un taux de transformation de l'offre d'essai de 75 %.

La guerre des prix est déclarée

MusicMe a opté pour un modèle en rupture : l'abonnement illimité en location.
0,99 euro le titre, 9,90 euros l'album ? Ces deux standards imposés par iTunes sont en passe de tomber en désuétude. Certes, les marges sont serrées et ne permettent probablement pas aux plates-formes de proposer des prix unitaires beaucoup plus bas, mais des offres alternatives commencent à voir le jour.



"Nous proposons une offre fidélité à nos clients. Pour 20 euros d'achat nous leur donnons un avoir de 1 euro", précise Julien Ulrich. Autre formule en vogue : proposer des "bundle" composés d'un ou plusieurs titres accompagnés d'un clip vidéo. Des offres largement relayées dans les rayons physiques des enseignes Virgin. "Le développement du marché passe par une baisse des prix sur les fonds de catalogue", déclare Julien Ulrich. Et ce, quitte éventuellement à relever les prix des morceaux les plus récents. Certaines majors militaient notamment pour cette option, mais elles s'étaient cassé les dents sur le refus en bloc de Steve Jobs, le patron d'Apple.

Les promotions commencent à éclore un peu partout. Chez Fnacmusic, les internautes sont conviés à des Happy Hours. Pour un album téléchargé, le second est proposé à 6,99 euros au lieu de 9,99 euros. Pour trois albums dans le panier d'achat, le quatrième est proposé à 0,99 euro. Le concept des ventes flash s'exporte donc aussi pour la musique numérique.

iTunes de son coté propose depuis peu l'offre "album complet" qui permet au propriétaire d'un morceau d'obtenir le reste de l'album en déduisant le prix du ou des morceaux qu'il a déjà téléchargé. Une offre qui ne coûte rien à Apple et qui incite néanmoins les internautes à acheter un album complet : le single devient donc un véritable produit d'appel.