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jeudi 12 avril 2007

Le billet de transport sur mobile commercialisé en France dès 2008

D’ici moins de deux ans, le téléphone mobile servira de ticket de transport. C’est un nouvel usage que vont développer les opérateurs qui créent un groupe de travail, en partenariat avec les sociétés de transports publics comme la SNCF et la RATP.

Les trois opérateurs mobiles français, associés aux sociétés de transports publics, commercialiseront, dès 2008, des offres permettant de transformer son combiné en titre de transport. À l'image d'un système comme le passe Navigo de la RATP, l'utilisateur n'aura qu'à passer son téléphone à quelques centimètres d'une borne pour valider le titre de transport. Son mobile intègrera une puce sans contact de type NFC (Near Field Communication), communicant par ondes radio.

Avantage: les billets ainsi dématérialisés pourront être achetés directement depuis le téléphone, sans avoir à passer par un guichet ou une borne de recharge. L'achat se fera comme sur le Net, en communiquant son numéro de carte de crédit sur un site.

Ce système est déjà testé, notamment par la RATP. Mais pour la première fois, l'ensemble des acteurs concernés a décidé de collaborer. Un groupe de travail vient d'être créé par Bouygues Telecom, Orange, SFR, la RATP, la SNCF et les opérateurs privés de transport public Keolis, Transdev et Veolia Transport. Il est placé sous l'égide du pôle de compétitivité «Transactions électroniques sécurisées» de Basse-Normandie [TES] basé à Caen.

«Ce groupe de travail a pour objectif de permettre d'utiliser le téléphone mobile pour accéder à tous les réseaux de transport public, et ce quel que soit l'opérateur de téléphonie mobile», indiquent-il. «Les opérateurs et les transporteurs sont arrivés au constat qu'il fallait s'entendre sur des solutions interopérables», confie à ZDNet.fr, Mung Ki Woo, directeur de la ligne produits de paiement et sans contact chez Orange.

Une ou deux puces?

Par exemple, un ticket électronique acheté à Nantes, devra fonctionner sur le bus local menant le voyageur à la gare, puis dans le TGV l'amenant à Paris et enfin dans le métro de la capitale.

Pour 2007, les partenaires se sont fixé l'objectif de s'entendre sur un standard de spécifications techniques, dit de «billettique transport sur téléphone mobile». «Nous allons nous entendre sur une couche applicative commune qui sera la même pour tous les terminaux», explique à ZDNet.fr, Laurent Jullien, directeur de projet sans contact et paiement chez Bouygues Telecom. «Ensuite l'utilisateur téléchargera une application complémentaire correspondant à la solution proposée dans sa région».

Il existe, par ailleurs, plusieurs variantes de puces NFC communicantes; ils auront à délimiter les modèles compatibles. Ils devront également trancher sur l'utilisation ou non de la carte SIM pour stocker le titre de transport électronique, gérer les opérations de paiement et les autorisations de passage. Deux écoles s'affrontent dans ce domaine.

La première souhaite que les opérations soient gérées par la carte SIM; ce qui confère à l'opérateur mobile un rôle de premier ordre puisqu'il est propriétaire de cette carte. La seconde préfère ajouter une puce dans le combiné pour effectuer ses opérations (principe du dual ship).

En revanche, le principe de fonctionnement du titre de transport électronique, même le mobile éteint, est d'ores et déjà retenu. Ceci afin de permettre à un voyageur d'utiliser son titre en cas de batterie vide.

Pas de suppression du ticket papier

Le groupe de travail doit également développer plusieurs modèles économiques autour d'un principe de base: le consommateur paye le transporteur qui reverse une partie des revenus générés à l'opérateur mobile. «Nous attendons une rémunération du monde du transport», poursuit Mung Ki Woo.

Ce n'est qu'une fois que des accords auront été trouvés sur ces points, qu'une série de programmes pilote sera lancée en 2008. Les premiers déploiements commerciaux sont attendus dans la foulée, la même année.

Il n'est nullement question de supprimer les tickets papier, assurent les membres du groupe de travail. «Comme les autres systèmes de billetterie électronique, celle sur mobile sera complémentaire aux réseaux de distribution traditionnels de titres de transport», indique Jean Perrier, directeur de l'innovation chez Transdev. Cet opérateur va lancé le 22 avril une expérimentation à Grenoble, avec Bouygues Telecom, auprès de deux cents usagers qui pourront utiliser leur mobile pour circuler sur le réseau de transport urbain, dont il a la gérance. Un premier retour d'expérience est attendu en juin.

mercredi 11 avril 2007

2008, année du décollage pour le paiement par mobile ?

Adoption d'un standard technologique, disponibilité de téléphones mobiles adaptés et définition d'un modèle économique sont les trois conditions à réunir pour assurer le démarrage du "m-paiement". L'horizon devrait se dégager vers 2008.

Le marché du paiement par mobile, appelé "m-paiement", ne devrait pas se développer avant 2008 en France. C'est l'un des constats de la dernière édition du Mobile Monday, qui s'est déroulé début avril à Paris. Pour l'heure, le secteur est tiraillé entre plusieurs technologies qui cohabitent.

Premier système, la technologie des puces sans contact NFC (Near Field Communication), qui se substituent aux puces des cartes bancaires. «Le système NFC permet d'insérer une puce dans le téléphone, grâce à laquelle le combiné peut servir de carte de paiement, de carte de transports similaire à Navigo, ou encore de carte de bus, en l'approchant d'un lecteur», précise Tim Baker, directeur marketing de Inside Contactless. Un bouquet de services accessibles sur mobile a déjà été testé avec la RATP et Bouygues.

Depuis novembre 2006, la société expérimente une solution de m-paiement auprès de deux cents personnes à Strasbourg. Pour payer, l'utilisateur présente son téléphone à moins de 5 cm du lecteur du commerçant. Une animation lumineuse et un signal sonore attestent de la reconnaissance du mobile. Le client compose alors son code confidentiel sur le clavier du combiné où apparaît le montant de la transaction. Le paiement est confirmé par une nouvelle présentation du combiné devant le lecteur. NRJ Mobile, le CIC Crédit Mutuel et la Sagem sont partenaires de l'opération.

Paiement par SMS et ticket électronique

Conçu par la société belge Banksys, un système de paiement par SMS pourrait un jour débarquer en France. Baptisé Pay2Me, il est testé depuis le 23 mars par les trois opérateurs mobiles belges - Base, Proximus et Mobistar (France Telecom) - et sera commercialisé le 15 mai en Belgique.

« Pay2Me permet de régler tous types d'achat d'un montant supérieur à six euros, auprès de professionnels ou particuliers ne disposant pas de terminal de paiement», précise Bernard Van der Lande, chef du département e-commerce et "m-commerce" de Banksys. Sont visés les brocanteurs, avocats, plombiers, électriciens, artisans, ou encore livreurs, mais aussi les particuliers comme des baby-sitters.

Les abonnés des trois opérateurs disposant d'un compte bancaire en Belgique pourront activer ce service gratuitement sur internet. Les transactions s'effectueront par échanges de SMS entre le vendeur et le client; ce dernier validant le paiement par la saisie de son code secret de carte bancaire, sécurisé par un système de cryptage.

Chaque transaction sera facturée 49 centimes d'euro au vendeur et 20 centimes au client. Sur ce montant, «l'opérateur conserve 60% pour financer notamment la facturation et le coût du SMS», détaille Bernard Van der Lande.

Autre technologie : le ticket électronique. La start-up Digitick a développé une solution qui permet d'imprimer ou d'afficher sur son mobile son billet de spectacle. Le 31 mars dernier, elle a été retenue pour gérer l'entrée de 2.000 spectateurs lors de la finale de Coupe de la Ligue au Stade de France.

Freins technologiques et économiques

En France, plusieurs freins empêchent de faire démarrer le "m paiement". Côté technologie, il est nécessaire d'adopter un standard technologique afin de pouvoir développer une nouvelle génération de mobiles qui embarquent des cartes SIM adaptées.

Autre point à régler : le rôle de chaque partcipant dans le dispositif. «Les banques veulent prendre en charge le contrôle de la sécurité», précise Tim Baker tandis que «les opérateurs veulent garder la relation de facturation », ajoute Pierre Ansellem, fondateur de l'agence de marketing mobile Cellcast Interactive.

«La Belgique est dans une situation unique, car Banksys concentre toutes les activités, dont la production des terminaux », explique Mung Ki Woo, directeur du paiement sans contact chez Orange.

Pour l'heure, les trois opérateurs mobiles français ont lancé fin 2006 un groupe de travail avec Visa, Mastercard, la BNP Paribas et la Crédit Mutuel-CIC, que viennent de rejoindre le Crédit Agricole et la Société Générale, pour réfléchir à un standard. Ils préparent un pilote pour la fin de l'année, qui sera testé à Strasbourg et à Caen.

L'initiative devrait accélerer le développement du m-commerce.

Internet sans fil : utilisateurs et consommation

Le développement des capacités des terminaux mobiles (PC portables, téléphones mobiles, PDA, Tablet PC), mais aussi des réseaux de transmission de données proposés par les opérateurs (Wi-Fi, Wimax, GPRS, UMTS), ainsi que la mise en mobilité de différentes applications comme la messagerie ou les applications de gestion, favorisent le déploiement des connexions sans fil à Internet.

Mais qui sont ces internautes qui accèdent de cette manière au Web ? Le fait qu'ils soient en situation de mobilité contribue-t-il à augmenter ou à abaisser leur consommation d'Internet ? Quelle est leur consommation des autres médias ? Observe-t-on des tendances similaires chez les internautes qui se connectent au Web pour des raisons professionnelles depuis des terminaux sans fil ou chez ceux qui se connectent depuis un téléphone mobile ?

Le point en chiffres avec une étude de l'European Interactive Advertising Association (eiaa).


De gros utilsateurs du Web multimédia

Le fait d'accéder à Internet depuis un terminal sans fil (PDA, connexion Wi-Fi) n'affecte en rien le nombre d'heures consacrées par ces internautes à surfer. Au contraire ! Cette population surfe en moyenne 17,1 heures par semaine. Leur consommation d'Internet diffère toutefois quelque peu de celle des internautes traditionnels. Ils sont notamment plus enclins à écouter la radio en ligne (49 % au lieu de 30 %) ou à utiliser les messageries instantanées (49 % au lieu de 37 %). De même, ils téléchargent plus souvent de la musique (43 %) et utilisent plus fréquemment les réseaux sociaux (37 % contre 23 %). Enfin, 33 % d'entre eux ont créé leur propre contenu sur le Web et 34 % se servent du Net pour téléphoner.

De gros acheteurs en ligne

De même, les internautes utilisant régulièrement des connexions sans fil sont de gros acheteurs en ligne. Alors que les dépenses des cyberacheteurs européens s'élèvent en moyenne à 750 euros sur six mois, le panier moyen des internautes connectés à Internet depuis un terminal sans fil atteint la somme de 1.396 euros sur cette même période. Un écart qui s'explique essentiellement par le nombre de produits achetés. Alors que internautes traditionnels acquièrent dix produits sur six mois, ceux qui utilisent une connexion sans fil en achètent le double. Ce sont les produits touristiques et les articles électroniques qui ont le plus leurs faveurs.

Les professionnels : Internet devance la télévision

Comme les particuliers, les professionnels en situation de mobilité qui utilisent une connexion sans fil pour accéder au Web sont de gros consommateurs d'Internet. En moyenne, ils y passent 17,8 heures par semaine, ce qui fait de ce média celui auquel ils consacrent le plus de temps. La télévision n'arrive qu'en deuxième position avec 12,9 heures par semaine, juste devant la radio (12,6 heures).

Ils y consultent actualité et informations financières

Leur consommation du Net se différencie toutefois moins nettement de celle de l'ensemble des internautes âgés de 25 à 44 ans. A quelques points près, ils sont quasiment aussi nombreux que l'ensemble des internautes à se rendre sur des outils de recherche et à utiliser l'e-mail. En revanche, ils sont 83 % à consulter des journaux en ligne contre 66 % des internautes, et 79 % à se rendre sur des sites de banques et de finance. De même, 71 % d'entre eux visitent des sites de voyages contre 55 % des internautes.

71 % des propriétaires de mobile surfent sur Internet

Malgré l'exiguïté de leur écran, les mobinautes sont également de grands consommateurs d'Internet. Au total, ils consacrent 15 heures par semaine à surfer sur le Web selon l'EIAA. Mais leur consommation en ligne est très spécifique. Outre la consultation de sites, ils sont 62 % à envoyer des e-mails et 60 % à utiliser les services Wap. Des pratiques induites par le terminal mais aussi par l'âge des utilisateurs de mobile. 57,6 % d'entre eux ont entre 16 et 34 ans contre 42,1 % des internautes.

mardi 3 avril 2007

Mobinautes : une étude internationale pour évaluer le potentiel l'Internet mobile

Avec une forte croissance des usages et une réceptivité positive des utilisateurs, le mobile est désormais une plate-forme évidente et incontournable du marketing interactif. Telle est la conclusion principale d'une étude publiée en mars 2007 par la Online Publishers Association (OPA). "'Going Mobile : an international study of content use and advertising on the mobile Web" est la première étude internationale de l'OPA, réalisée sur une base de population de 6.000 internautes répartis dans 6 pays : les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne.

Quel est le profil du mobinaute ? Quels contenus tirent l'audience de l'Internet mobile ? Quel est le potentiel de croissance de la publicité sur mobile ? Avec quel retour sur investissement ? Réponses en chiffres.

Pénétration vs Usage : un potentiel à exploiter

Deux tiers des consommateurs aux Etats-Unis et en Europe de l'Ouest interrogés dans le cadre de l'étude ont accès à l'Internet via leur mobile, mais seul un tiers de cette population se connecte effectivement. Parmi les consommateurs ayant accès à l'Internet mobile, les Britanniques sont ceux qui utilisent le plus ce service, suivis des Américains et des Italiens. Avec 34 % d'utilisateurs de l'Internet mobile, la France se situe légèrement au dessus des moyennes internationale (32 %) et européenne (31 %).

30 % de taux de satisfaction

Près d'un tiers des utilisateurs de l'Internet mobile se déclare satisfait du service qui leur est proposé, contre à peine un cinquième d'insatisfaits et une grande majorité sans jugement négatif ou positif. Parmi les insatisfaits, la première raison invoquée est le temps de téléchargement des sites, suivie par la mauvaise qualité de navigation et le manque d'accessibilité

Un usage en devenir

Près de 20 % des utilisateurs de l'Internet mobile aux Etats-Unis et en Europe de l'Ouest déclarent vouloir passer encore plus de temps sur ce média dans les 12 prochains mois, tandis que près de 60 % vont maintenir leur niveau de consommation. Seuls 13 % des utilisateurs de l'Internet mobile aux Etats-Unis et en Europe de l'Ouest veulent réduire leur consommation du média. En outre, 41 % des répondants non mobinautes déclarent vouloir s'équiper dans les 12 prochains mois d'un terminal leur permettant de surfer sur le Web mobile.

Mobile vs Web : amis ou ennemis ?

L'un des principaux enseignement apportés par l'étude de l'OPA est de démontrer que l'Internet mobile ne remplace pas le temps passé sur l'Internet fixe, mais au contraire dope tous les usages du Web. 78 % des mobinautes interrogés aux Etats-Unis et en Europe affirment en effet ne pas avoir réduit leur consommation de l'Internet fixe depuis qu'ils surfent sur le Web via leur mobile. 18 % déclarent même passer plus de temps sur l'Internet fixe ; preuve que les deux médias sont complémentaires.

La météo plébiscité sur l'Internet mobile

Plébiscitée par 60 % des mobinautes américains et près de 50 % des mobinautes européens, la météo est le contenu le plus visité sur l'Internet mobile. Suivent les contenus autour du sport, les informations boursières et l'actualité.

Comportements d'achat de contenus premium

Les achats de contenus premium sur mobile varient sensiblement entre les populations mobinautes américaine et européenne. Alors que les mobinautes des 5 pays d'Europe étudiés achètent des contenus dans la lignée des types de contenus les plus visités (sport, météo, informations boursières), les mobinautes américains se distinguent par leur forte propension à acheter des contenus relatifs aux nouvelles technologies et des informations sur des produits.

Profil du mobinaute

A l'instar du profil type de l'internaute avant la démocratisation et la généralisation de l'accès à Internet haut débit via une ligne fixe, la population des mobinautes est majoritairement masculine, jeune (16-35 ans) et issue d'une catégorie socioprofessionnelle à revenus élevés. En comparaison, le profil majoritaire de l'utilisateur de mobile est une femme, âgée de plus de 35 ans et à faibles revenus.

Oui à la pub sur mobile...

Elément encourageant pour le développement du marché de la M-Pub : l'utilisateur de sites Internet mobiles n'est a priori pas réticent à l'idée de recevoir de la publicité sur son mobile, sous certaines conditions. 34 % des personnes interrogées dans le monde dans le cadre de l'étude Going Mobile se déclarent ainsi prêts à accepter la publicité sur mobile en échange de contenus gratuits.

... en échange de contenus gratuits

La réceptivité la publicité sur mobile en échange de contenus gratuits est particulièrement forte en Espagne (58 %), en France (45 %) et en Italie (30 %). Un chiffre qui corrobore les données obtenues par Benchmark Group dans le cadre d'une enquête en ligne (enquête menée sur L'Internaute Magazine entre octobre et novembre 2006 auprès de 974 internautes), selon laquelle 46 % des abonnés mobiles français se déclarent prêts à recevoir de la publicité en échange d'une réduction du prix de leur abonnement téléphonique.

La M-Pub dope le trafic des sites Wap

A quels retours les annonceurs peuvent-ils s'attendre en investissant sur le média mobile ? Selon l'OPA, la M-Pub génère notamment du trafic sur le site Internet mobile de l'annonceur et suscite suffisamment l'intérêt du consommateur pour que celui-ci se renseigne sur le produit promu, voire se déplace en magasin pour découvrir le produit.